Soins d'automne au verger (7/11/2015)

Atelier animé par Claude Rosset.

Protections

La bouillie bordelaise

On peut faire un traitement au début de la chute des feuilles et à la fin. Mais cela dépend aussi des conditions météorologiques : en effet, cette année, l’automne a été sec donc il n’y a pas vraiment besoin de traiter.

Par contre quand l’été est humide, il y a développement de champignons ; l’année suivante sera alors plus propice aux maladies et donc il vaut mieux traiter.

Attention à ne pas dépasser les quantités et bien mouiller. Un traitement peut être refait au printemps.

Traitement aux huiles blanches

A faire entre fin janvier et mi- février. Cela permet de détruire les mousses et les oeufs d’acariens. Cela limite aussi le départ de végétation.

Et aussi :

Chauler au printemps

Pour réduire les traitements, on peut utiliser des pièges à phéromones.

Pour éviter les maladies et les mousses, il faut faire attention à l’exposition des arbres et aux distances de plantation.

Les pieds des arbres doivent être tenus dégagés dans la mesure du possible.

Pollinisation

Pour une bonne pollinisation : (informations du site Les croqueurs de pommes)

Vous plantez des arbres fruitiers, pensez à la pollinisation.

Certaines variétés sont auto-fertiles, d'autres ne le sont pas. Pour être fécondées, elles doivent recevoir le pollen d'autres variétés.

L'auto-fertilité provient de la faculté qu'ont les organes mâles et femelles d'arriver simultanément à maturité et de se féconder naturellement. Cela n'exclut pas le rapprochement avec une variété pollinisatrice qui améliore la fructification, la tenue des fruits sur l'arbre, le grossissement et la conservation.

L'autostérilité, fréquente chez la plupart des pruniers, cerisiers, pommiers et poiriers, est le résultat d'une maturité sexuelle décalée de la part des organes de reproduction.

Alors, si vos arbres fleurissent sans donner de fruit, plantez aux alentours (maximum : 10 m) une variété complémentaire qui, bonne pollinisatrice, et fleurissant à la même époque, assurera la fertilisation.

On peut aussi greffer sur l'arbre un rameau pollinisateur.

Nota: il est parfois nécessaire d'éliminer des vergers des plantes qui par leur attraction empêchent les abeilles de butiner les arbres fruitiers.

Exemples: pruniers concurrencés par pissenlits, colza. Pommiers concurrencés par pissenlits, colza, moutarde, fèves.

La taille

Périodes

De la chute des feuilles au début de la floraison et plus précisément :

  • Pour le kiwi de mi-décembre à début janvier pour éviter qu’il ne coule.
  • Pour la vigne, les pommiers en février-mars.
  • Pour le pêcher, on peut le tailler en fleurs car on voit ainsi mieux ce qu’il faut
  • couper.
  • Sinon entre décembre et mars pour les autres fruitiers.

Taille :

Pour la taille des kiwis, on taille toutes les années. Tailler les rameaux qui ont porté les fruits, juste après une nouvelle branche verte. On conserve des cannes, environ 20 à 25 rameaux par pied adulte répartis dans l’espace.

Pas de soins particuliers à apporter aux kiwis, si ce n'est un arrosage abondant et régulier.

Pour le cerisier, on peut faire une petite taille en décembre et une grosse taille (branches à grosse section) en juin après les cerises.

Et au potager ...

Le paillage

On peut pailler avec de la paille, des fougères, des feuilles....

Si on paille avec du BRF (bois raméal fragmenté, c'est à dire bois vert fraîchement broyé), il faut penser à faire ensuite des semis de légumineuses pour restituer de l'azote au sol. En effet, la décomposition du BRF enrichit le sol mais absorbe une partie de l'azote.

Après la récolte des légumineuses (petits pois, haricots verts, ...), laisser les racines dans le sol : elles contiennent de l'azote, dans des petits nodules, qui fertiliseront le sol.

Les engrais verts

La phacélie a un enracinement très développé et fourni qui tue la mauvaise herbe. Elle gèle seulement si l’hiver est froid ; au printemps, si elle repart la faucher juste après la floraison car cette dernière attire les butineurs mais attention de ne pas laisser grainer.

La moutarde a une racine pivotante et longue qui permet d’aérer le sol en profondeur. Elle gèle très facilement et représente une très bonne couverture de protection en surface. L’une comme l’autre auront diminué de volume pendant l’hiver ; après, il suffit de passer un coup de râteau et de semer derrière en laissant les racines dans le sol.

Date de dernière mise à jour : 23/08/2024